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Publié le lundi 24 août 2020

Sur le plan touristique, le panorama du Serre de la Toureille où l’Office National des Forêts a installé sa vigie de surveillance des incendies  mérite le détour. Un Vaste tour d’horizon des Alpes aux Pyrénées qui récompense aisément des efforts consentis depuis le refuge de Cap de Côte. Mais évoquer ce bâtiment, c’est aussi raviver la flamme de Claude Vivier. Les coutumiers du site l’appelaient tout simplement « Claudius ». C’était le « gardien du temple » pour son attachement à cette terre cévenole pourtant éloignée de son domicile. L’entretien des proches alentours, la réhabilitation du gîte qu’il a géré pendant de longues années, son sens de l’accueil et sa légendaire gentillesse faisaient de lui un être hors du commun : un infatigable marcheur, un amoureux de la nature doté d’un sens de l’observation particulièrement aigu. Une halte appréciée aussi par les bergers transhumants sur le chemin de l’estive.

 

 

Ces hautes terres dévalant du plateau de Montals jusqu’à la vallée de l’Arre regardent vers la grande bleue avec à leurs pieds les dix- huit hameaux qui constituent la commune de Mandagout. Plusieurs belvédères délivrent de belles échappées visuelles sur des horizons plus ou moins lointains.

Plusieurs itinéraires de randonnée pédestre sillonnent cette montagne décrite dans de nombreux ouvrages  de l’académicien André Chamson. C’est avec cette célèbre tirade qu’il a su la magnifier : « Enfant, j’ai trouvé dans cette montagne ce que d’autres enfants demandent aux récits d’aventures, aux histoires guerrières : la présence d’un monde héroïque et fabuleux… A quatorze ans, je partais vers elle comme vers une terre inconnue. Tout nous semblait encore à découvrir. »

Le sentier « André Chamson » qui mène du parvis de la mairie du Vigan jusqu’à la tombe de l’écrivain permet de bien comprendre ces quelques lignes, bien que les époques soient différentes.

Autre fait historique, c’est la création du maquis des Corsaires sous l’impulsion du pasteur Georges Gillier, et ce, dans les heures sombres de l’occupation allemande. C’est une modeste bergerie, de nos jours rénovée, à mi-pente du serre de la Toureille qui accueillait ces jeunes gens  refusant l’inacceptable.

Chaque été, les jeudis de juillet et d’août, les membres de l’association qui gère le gîte de Cap de Côte proposent une soirée culturelle à thème assortie d’un repas ou d’une collation. A découvrir dans l’agenda des animations proposées par l’office de tourisme « Cévennes et Navacelles ».

Guy Cambéssèdes

 

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